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Visionnaire de l'invisible
La littérature

 

L’Église que j’espère
Le Pape François - Flammarion 2014

 

 

L’Église que j’espère

Ce livre n’a pas été écrit par le pape François. Son interview parue dans 15 revues jésuites avait provoqué le père jésuite Spadaro à rencontrer longuement le pape et l’interroger sur l’Eglise qu’il espère servir. 

Leur échange a révélé un visage de l’Eglise parfois bien oublié aujourd’hui: l’Eglise doit ouvrir ses portes non seulement pour qu’elle accueille tous ceux et celles qui dans le monde souhaite être accueilli par elle mais aussi pour que les disciples de Jésus sortent de l’institution pour partir à la rencontre d’autrui en privilégiant  les plus éloignés de l’Eglise pour dialoguer, échanger. En un mot, pour qu’elle soit toujours en renaissance. Par cette démarche, l’Eglise peut mieux accomplir sa  mission : construire des ponts  entre les peuples pour que l’humanité devienne une famille ayant comme Dieu, notre Père et Père de Jésus. Le pape François n’hésite pas à rappeler qu’il est  « un pécheur sur lequel Dieu le Père a jeté son regard. » (p 32)

Il est heureux de reconnaître que certains responsables de l’Eglise ne veulent plus être isolés au sommet d’un podium;  certains évêques ne veulent même plus qu’on leur donne le titre de ‘Mon Seigneur’ Ils estiment qu’ils ne sont pas des Seigneurs mais des serviteurs, le Pape étant le serviteur des serviteurs.

Le pape nous rappelle que ce qui est divin ne s’enferme dans le plus grand mais qu’il est contenu dans la plus petite qui germe dans le monde. Jésus n’a-t-il pas annoncé que le Royaume de Dieu se cache dans la graine de sénevé qui est en train de germer ?

L’Eglise qu’espère le pape est un peuple qui est appelé par Jésus  à valoriser les petites choses à l’intérieur de grands horizons, ceux du Royaume de Dieu et à les servir pour qu’elles germent et deviennent un arbre accueillant les oiseaux qui y font leur nid.

Le Pape rêve de servir une Eglise ayant ses portes ouvertes pour accueillir et pour que ses disciples puissent sortir…. Il faut une Eglise féconde, capable de donner la vie au monde… de servir la recherche de vie humaine… Le Pape rappelle que les disciples de Jésus sont appelés à faire l’expérience de Dieu dans l’humain : « La parole de Dieu s’est fait homme. » Dieu s’est rendu visible dans le visage humain de son fils. Jésus s’est impliqué dans nos misères, s’approche des nos plaies et les guérit de ses mains. Pour avoir des mains, il s’est fait homme.

La première réforme de l’Eglise doit être celle de la façon d’être : dialoguer et de cheminer avec les personnes, descendre dans leur nuit, dans leur obscurités sans se perdre. Le peuple de Dieu veut des pasteurs  et non des fonctionnaires… des serviteurs qui ont le flair de trouver d’autres voies pour dialoguer avec tous… L’annonce de l’amour salvifique de Dieu est premier.

Les ministres de l’Eglise doivent être capables de soigner les blessures, de réchauffer les cœurs et d’être proches des fidèles. Leur première annonce est de révéler la présence de l’Esprit répandu sur toute chair, un don d’amour de Dieu le Père et de Jésus ressuscité.
Cette annonce exige une manière d’être : être serviteur (et non être fonctionnaire ou clerc de l’institution ecclésiale)  à la suite de Jésus. 

« Jésus qui est de condition divine,
s’est dépouillé
prenant la condition de serviteur. »
(Philippins  2,6)

Février 2020 - R. Pousseur

 

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