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L'Église de notre temps à l'écoute des artistes en Arts plastiques

 

 

 

Anne COURBAUD

« CHEMIN DE CROIX »

 

 

Plus j’avançais dans mon projet, plus j’étais submergée d’angoisses. Paradoxalement, plus je me sentais enveloppée d’un manteau d’amour et de tendresse comme une peau douce et neuve. Ce voile d’amour, je le sais, c’est celui que pose sur moi ceux qui m’aiment. L’âge venant, sachant ce que vivre veut dire, il m’est donné de le goûter.

 

Dans le Chemin de Croix de Jésus, le Christ, je reconnais quelque chose du chemin de tout homme, heureusement pas toujours aussi dramatique mais parfois, plus horrible encore.  Tout homme, à un degré ou un autre, rencontre la violence omniprésente dans le monde. Il y a mille façons d’en mourir. 

 

Se forge alors en moi l’assurance fragile que dans sa mort, Jésus n’est pas seul. Il nous empoigne. Agrippés à Lui, faisant corps avec lui – son Corps – ensemble nous passons, nous n’en finissons pas de passer.

 

                   Pâques,

 

Oui, « Tout est accompli. »

 

                       La mort n’a pas le dernier mot.

 

 

Anne Courbaud

 

 

 

 

Si nous désirons correspondre avec l’artiste, voici son adresse messagerie :

  anne.courbaud@club-internet.fr




Anne Courbaud

 

Jésus est condamné

 




Anne Courbaud

 

Jésus est chargé de sa croix


Anne Courbaud


Jésus tombe pour la première fois

 

 

. Anne Courbaud..Anne Courbaud

Jésus rencontre Marie, sa mère, et Jésus est aidé par Simon de Cyrène.


 

Anne Courbaud.... Anne Courbaud.... Anne Courbaud

Véronique essuie la face de  Jésus

 

Jésus tombe pour la deuxième fois            Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Anne Courbaud.... Anne Courbaud.... Anne Courbaud

Jésus tombe pour la troisième fois   Jésus est dépouillé de ses vêtements

.

 Jésus est mis en croix


Anne Courbaud.... Anne Courbaud.... Anne Courbaud

Jésus pousse un grand cri                                             Jésus meurt.

 

Jésus est détaché de sa croix



 

 

 

 

 

 


Anne Courbaud

Jésus est mis au tombeau

 

 

 

 

 

Histoire du chemin de croix.

 

 

              A l’occasion de l’exposition du chemin de croix d’Anne Courbaud, le père Jacques Teissier d’Arts-Cultures-Foi de Nîmes a retracé l’histoire du chemin de croix.

 

Le chemin fait par Jésus entre le tribunal qui l'a condamné et le lieu de son exécution
est découpé depuis le Moyen-âge en 14 « stations », c'est-à-dire 14 scènes : l'ensemble forme le « chemin de croix » que l'on peut voir dans la plupart des églises. Ces scènes sont empruntées aux évangiles officiels ainsi qu'aux évangiles apocryphes, ceux que l'Église n'a finalement pas retenus. Il faut savoir que l'iconographie du Moyen-âge a beaucoup utilisé les apocryphes pour ses représentations de la vie de Jésus

La cérémonie classique du « chemin de croix » comporte une procession, interrompue par des prédications, des méditations ou des prières, effectuées en s'arrêtant devant chacune des14 scènes disposées autour de l'église. C'est un acte de dévotion, privée ou communautaire. afin de boucher les vides des récits évangéliques, souvent très laconiques. Aussi est-il très populaire et a-t-il acquis droit de cité. Il ne fait pas partie de la liturgie officielle de l'Église catholique ; mais il est né de la piété des chrétiens qui cherchaient à revivre la Passion de Jésus en se la représentant concrètement, Représenter, créer un « chemin de croix » garde-t-il un sens dans le monde d'aujourd'hui ? Il me semble que oui, et que cela prend même des résonances nouvelles dans le contexte culturel de notre monde. Voici, en quelques mots, trois de ces résonances nouvelles ; trois parmi bien d'autres sans doute !

               Poursuivre une tradition, n'est jamais recopier le passé mais le re-lire et, en quelque sorte, le re-créer, à la lumière de ses résonances nouvelles dans un contexte culturel nouveau. Aussi, créer un « chemin de croix » aujourd'hui ne peut pas consister à représenter ses 14 scènes de manière figurative, à la façon du XIXe siècle : pour le faire « parler » aujourd'hui, il faut passer par les modes d'expression de notre temps. Comme cela s'est toujours fait ! Le « chemin de croix » peint par Anne Courbaud me semble répondre à cette exigence. Il montre sans décrire : il se contente d'évoquer, de suggérer un sentiment ; et il s'offre à l'intériorité du spectateur.

              En quoi le drame de cet homme victime d'un complot politico-religieux voici 2.000 ans peut-il encore nous concerner ? Il me semble qu'une foule d'artistes contemporains nous le disent eux-mêmes. En voici un exemple. En l'an 2.000, l'université hébraïque de Jérusalem
avait organisé une exposition appelée Corpus Christi ‘(assez osé, tout de même !).
Des artistes de tous pays étaient invités à proposer des photos exprimant leur représentation du Christ. Ce qui est assez surprenant, c'est que le projet a été favorablement accueilli par une multitude d'artistes, chrétiens ou pas, croyants ou pas : bien qu'en général ils n'aient pas une vision très positive des Églises chrétiennes, les artistes contemporains sont touchés par le caractère dramatique de l'existence humaine et l'inhumanité de l'Homme envers l'Homme ;
et la figure de Jésus crucifié leur apparaît comme un symbole très fort de ce drame et de cette inhumanité. Or qu'est-ce qui a le plus marqué dans l'exposition de Jérusalem ? Ce ne sont pas les représentations traditionnelles du Christ en croix : on les connaît tellement qu'elles ne parlent plus guère.

Une photo en particulier a fait scandale : celle qui présentait une femme crucifiée, et nue de surcroît. « Sacrilège ! » se sont écrié certains. « Honteux ! » ont pensé plus d'un. En fait, l'artiste était scandalisé par la condition faite à des millions de femmes sur notre planète. Il exprimait son scandale en les assimilant au Christ injustement rabaissé, rejeté, isolé et détruit. Du même coup, il faisait ressentir le scandale de cette crucifixion de Jésus, dont les images classiques ne touchent presque plus personne.

 

 

C'est un peu dans cet esprit que le « chemin de croix » d'Anne Courbaud appelle notre attention. Ses 14 « stations », ses 14 scènes, peuvent bien sûr évoquer des injustices ou des drames que nous avons subis ou dont nous avons été témoins. Mais j'y vois aussi, à l'invitation des artistes actuels, un appel à élargir notre regard aux dimensions de notre monde si cruel et injuste.

Vous êtes peut-être en train de penser que vous n'êtes pas venus ici pour vous faire casser le moral et que je ferais mieux de me taire. Eh bien si tel est le cas, je vous donne mille fois raison, pour une excellente raison. Si le « chemin de croix » a été créé et s'il a perduré, ce n'est pas par dolorisme, et encore moins par masochisme. Si ce « chemin » finit par une « mise au tombeau », chacun sait que, le 3 e jour, il y a une résurrection. C'est sur ce fond de résurrection, un fond d'espérance envers et contre tout, que l'on parcourt le chemin du Christ condamné, moqué, chargé de sa croix, cloué dessus puis mis au tombeau. Quoi qu'il puisse arriver de pire entre les Hommes, quand bien même l'humanité se détruirait-elle elle-même,
l'espérance ne peut plus faillir à tout jamais depuis qu'une lumière nouvelle, inespérée, a jailli du tombeau.

             L'évangile selon saint Jean l'exprime à merveille avec sa géniale simplicité :
«  La lumière a brillé dans les ténèbres  » (Jn 1,5). « Dans » les ténèbres. La lumière a brillé non pas à côté des ténèbres, non pas malgré elles, non pas après elles, mais dedans : au cœur même de nos ténèbres humaines… Désormais, nous pouvons voir en face les ravages du Mal sans trop de peur : il n'est pas de tombeau qui ne recèle quelque étincelle de lumière nouvelle, inattendue, inespérée…

             Le « chemin de croix » d'Anne Courbaud me semble tout entier traversé par une lueur. Voilà qui est très actuel et plein de sens aujourd'hui, car une espérance qui ne prendrait pas en compte les horreurs du Mal ne serait qu'une drogue, un opium, parmi d'autres… Quant à un regard enfermé dans les horreurs du Mal, il serait écrasant, ravageur…

 

Jacques Teissier, ACF-Nîmes

 

 

Exposition sur François Truffaut
La Cinémathèque française - Octobre - novembre 2014

L’homme qui aimait les films

 

 

Mémoires de nos pères

François Truffaut est mort le 21 octobre 1984 à l'âge de 52 ans. À l'occasion du trentième anniversaire de sa disparition, la Cinémathèque française consacre à l'auteur des Quatre cents coups et de Jules et Jim une grande exposition. Conçue à partir des archives de François Truffaut déposées à la Cinémathèque par sa famille, elle retrace le parcours du cinéaste et dessine en pointillés son univers romanesque.

Serge Soubiana, commissaire de l’exposition, présente cet événement : Jalonnée de nombreux extraits de films et d'interviews, l'exposition présente des dessins, photographies, objets, livres et revues, scénarios annotés, documents originaux, costumes, un ensemble provenant des collections de La Cinémathèque française. Le fonds d'archives déposé par la famille du cinéaste est d'une incroyable richesse et témoigne de la véritable obsession qu'avait Truffaut de tout garder. Des documents inédits, redécouverts récemment grâce aux proches et aux collaborateurs du cinéaste, seront présentés pour la première fois dans l'exposition. Entre autres, des essais d'acteurs, des maquettes de costumes du Dernier métro, des photographies de tournage et des accessoires. Correspondances, notes manuscrites, carnets, dessineront en pointillés l'univers romanesque de François Truffaut, mais aussi son goût pour la littérature dont il adapte certains romans – notamment Jules et Jim et Les Deux Anglaises et le continent d'Henri-Pierre Roché, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, sans compter les cinq films tirés de la « Série noire ».

L'exposition retrace la trajectoire de François Truffaut, de son plus jeune âge à l'héritage de son œuvre dans le cinéma contemporain. L'enfance, dont il s'inspire pour écrire Les Quatre Cents Coups (l'école buissonnière, les ciné-clubs, le quartier de Pigalle) revient souvent dans ses films à travers le thème de l'éducation. À l'âge de 21 ans, François Truffaut est un critique autodidacte prolifique et franc-tireur. Au sein des Cahiers du cinéma, dont la salle de rédaction est reconstituée dans l'exposition, et dans l'hebdomadaire Arts, il écrit plusieurs centaines d'articles entre 1953 et 1958, en renouvelant en profondeur l'approche critique. Son livre d'entretiens avec Alfred Hitchcock, réalisé avec son amie américaine Helen Scott, publié en 1966, a profondément marqué l'édition mondiale du livre de cinéma.

Après la mythique période de la Nouvelle Vague, le parcours de l'exposition met à jour les grands thèmes de l'œuvre de Truffaut, sa méthode de travail et son rayonnement à travers le monde. L'éducation sentimentale est au cœur de la série des films Doinel : une série unique au monde de cinq films où un cinéaste fait grandir, en même temps que son acteur fétiche Jean-Pierre Léaud, un personnage sur une période de vingt ans. Le thème de la passion amoureuse (que résume bien ces mots de La Femme d'à côté : « Ni avec toi ni sans toi ») a permis à François Truffaut de diriger de grandes actrices : Jeanne Moreau, Marie Dubois, Françoise Dorléac, Claude Jade, Catherine Deneuve, Bernadette Lafont, Isabelle Adjani, Marie-France Pisier, Nathalie Baye, Fanny Ardant, donnant la réplique à Charles Aznavour, Jean Desailly, Oskar Werner, Charles Denner, Jean-Louis Trintignant et Gérard Depardieu. L'exposition présentera trois courts-métrages inédits d'Axelle Ropert* l'œuvre de photographes éminents (Richard Avedon, Raymond Cauchetier, Raymond Depardon, Robert Doisneau, Philippe Halsman, Jacques-Henri Lartigue ou encore Pierre Zucca), qui les ont immortalisés aux côtés du réalisateur.

L'exposition « François Truffaut » n'aurait pu se faire sans la confiance et le soutien de Madeleine Morgenstern, Laura Truffaut, Eva Truffaut et Joséphine Truffaut.

 

FRANCOIS TRUFFAUT.

Né le 06 février 1932 à Paris et décédé le 21 octobre 1984 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il se marie en 1957 avec Madeleine Morgenstern et épouse l'actrice Fanny Ardant en 1981. Enfant non désiré et mal-aimé, François Truffaut se réfugie dans le cinéma et la littérature. Entre école buissonnière et petite délinquance, la fréquentation assidue des ciné-clubs l'amène à rencontrer le critique de cinéma André Bazin, son père spirituel, qui lui ouvre les portes des revues cinéphiliques : après un engagement dans l'armée en 1951, suivi d'une désertion, François Truffaut entre aux Cahiers du cinéma, puis à la revue Arts en 1953, où il publie des articles violemment polémiques contre l'académisme des cinéastes "de la Tradition de la Qualité". Adepte d'un cinéma d'auteur, il admire Jean Renoir, Max Ophuls, et certains réalisateurs américains méconnus. Avec Jean-Luc Godard, Jacques Rivette ou Éric Rohmer, François Truffaut prône un cinéma indépendant, inventif et spontané. Sans abandonner totalement son activité de critique, il passe à la réalisation en 1954 avec un court métrage, Une visite, qu'il reniera par la suite.

Critique puis réalisateur, François Truffaut est l'un des représentants majeurs de la Nouvelle Vague du cinéma français des années soixante. En 1957, il tourne deux courts métrages, Les Mistons et Une histoire d'eau, où l'on décèle déjà ses inclinations favorites : le goût pour l'étude psychologique, l'importance de la femme et des enfants et la conscience du caractère éphémère du bonheur. Il fonde la même année avec son beau-père Ignace Morgenstern la société des Films du Carrosse qui produira la plupart de ses films. Son premier long métrage, Les Quatre cents coups (1958), rencontre un immense succès et révèle le jeune réalisateur au grand public. Le film devient emblématique de la "Nouvelle Vague", expression désignant un groupe de jeunes cinéastes (souvent issus de la critique) adeptes d'un cinéma d'auteur débarrassé de la toute puissance des scénaristes. Dans ce film en noir et blanc largement inspiré de son enfance secrète et solitaire apparaît le personnage d'Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud, qui sera considéré comme le double à l'écran du réalisateur. Truffaut poursuivra pendant vingt ans le portrait de cet éternel adolescent, avec Antoine et Colette (1961), puis Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite (1978), autant de films mêlant scènes drôles ou nostalgiques. Le cinéaste alterne scénarios originaux et adaptations littéraires. En 1966, il fait une incursion dans l'univers de la science fiction en adaptant le roman de l'écrivain américain Ray Bradbury, Fahrenheit 451, où il décrit une société futuriste et totalitaire qui brûle les livres. Il trouve également une puissante source d'inspiration dans l'œuvre de l'écrivain français Henri-Pierre Roché, dont il adapte les deux romans : en 1961 Jules et Jim, histoire d'une femme qui aime deux hommes dans une recherche d'absolu, avec l'inoubliable Jeanne Moreau. Dix ans plus tard viendra Les Deux anglaises et le continent dans lequel Truffaut reprend en l'inversant le thème du triangle amoureux. La passion amoureuse, tumultueuse et souvent tragique, est au cœur du cinéma de François Truffaut. Il offre à ses actrices favorites de beaux portraits de femmes, dans des comédies légères comme Une belle fille comme moi (1972) avec Bernadette Lafont, ou dans des œuvres plus graves qui décrivent les mécanismes destructeurs de la passion, La Peau douce en 1963 (échec public et critique) avec Françoise Dorléac, L'Histoire d'Adèle H. (1975) avec Isabelle Adjani ou La Femme d'à côté (1981) avec Fanny Ardant. Dans L'Homme qui aimait les femmes (1976), Truffaut fait le portrait d'un séducteur atypique, et rend hommage au théâtre dans Le Dernier métro (1980). L'enfance et l'adolescence sont aussi des thèmes de prédilection : L'Enfant sauvage (1969), où Truffaut se met en scène lui-même, est l'histoire de la difficile éducation d'un enfant qui a grandi loin des hommes, L'Argent de poche (1975) une tendre peinture de l'enfance. En 1972, Truffaut tourne un de ses films majeurs, La Nuit américaine, film sur le tournage d'un film, où, incarnant le réalisateur, il observe comment la vie privée des comédiens vient nourrir la fiction cinématographique. En 1978, il présente un film ambitieux et très personnel sur le rapport que nous entretenons avec les morts, inspiré de deux nouvelles de l'écrivain américain Henry James, La Chambre verte, dans lequel il tient le rôle principal. Incompris sans doute, le film sera un de ses rares échecs commerciaux. Plusieurs fois, il puise son inspiration dans le roman noir américain : Tirez sur le pianiste (1959), son deuxième film, avec Charles Aznavour, est adapté librement d'un livre de David Goodis. Truffaut y livre une réflexion sur le rôle du destin et la complexité des rapports entre hommes et femmes. La Mariée était en noir (1967) et La Sirène du Mississipi (1968), d'après l'écrivain William Irish, sont deux histoires d'amour fou dans lesquels le cinéaste exprime ses sentiments sur le couple à travers les conventions du genre policier. Son dernier film Vivement dimanche ! (1982), d'après Charles Williams, à l'esthétique très "film noir", renoue sur un ton ironique avec la veine policière. Il décède prématurément à l'âge de 52 ans.
Cinéaste de la sensibilité, François Truffaut a composé une œuvre accessible et universelle, un cinéma à hauteur d'homme, dont sa personnalité fait l'unité profonde.

 

En visitant cette magnifique exposition, on est touché par l’originalité de François Truffaut qui voyait le cinéma comme la vie. Pionnier de la Nouvelle Vague, il a réalisé vingt et un films en vingt-cinq ans en apportant une touche nouvelle au cinéma français Ce qui frappe dans son œuvre, c’est l’amour qu’il chante sur tous les tons : l’amour des femmes dans L’homme qui aimait les femmes, l’amour à trois dans Jules et Jim, l’amour adultère dans La peau douce, comme l’amour de la littérature dans Fahrenheit 451 ou l’amour du cinéma dans La nuit américaine. Ce sujet de tous les temps trouve une actualité nouvelle, en France, où de nombreux débats et enquêtes se sont ouverts sur le sens de la famille, sur les visions différentes de la famille qui cherchent à se métisser dans notre société en mutation. L’Eglise catholique, et les Eglises, ont apporté leurs voix dans ces échanges. L’art aussi y a pris sa place, et le cinéma de François Truffaut particulièrement. Notre site, qui se veut ouvert à la vie et aux recherches des hommes d’aujourd’hui, en prend sa part en se mettant à l’écoute de cette note originale dans le concert. C’est un bel hommage à celui qui déclarait ‘’faire des films pour réaliser ses rêves d’adolescent, pour se faire du bien et, si possible, faire du bien aux autres’’. François Truffaut peut dormir tranquille car son rêve est réalisé !

 

Aller sur la page de présentation des films de François Truffaut

 

octobre 2014 - Jean-Claude D’Arcier

 

Lire la présentation de la Cinémathèque de Paris


 

 

 

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