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Notre foi interrogée par les mutations culturelles

Texte de référence

 

 

Pour une création nouvelle - © Virginie Lecomte

 

Le repli sur soi,
les nouveaux modes de communication
et la violence…
génèrent une autre façon de vivre ensemble

 

 

 

      Durant cet été, des amis nous ont confié leurs interrogations devant les évènements du monde qui les provoquent à réfléchir sur le sens de leur vie et sur l’avenir de leurs enfants. Les jeunes aussi s’interrogent. L’une d’entre elles résume bien les questions que beaucoup  portent en eux : « Devant tant de violences provoquées par les hommes, je me demande qui je suis, moi, être humain ? D’où viennent ces forces de mort qui nous travaillent, nous aussi ? Où va notre monde ? »

Pour éclairer ces questions, nous avons d’abord sollicité un responsable financier qui nous a dit comment il voyait l’homme d’aujourd’hui. Il estime que nous vivons une période de ruptures qui s’expriment dans de multiples domaines : en géopolitique, on ressent l’usure des systèmes périmés ; dans le domaine économique, on se demande si la vielle Europe n’est-elle pas condamnée à une croissance molle ; dans le domaine démographique, on constate d’un côté le vieillissement de nos pays (avec des conséquences graves sur le financement des systèmes sociaux) et de l’autre une démographie galopante dans les pays émergeants (ce qui provoque des mouvements migratoires qui les déstabilisent) ; dans le domaine religieux on assiste à un durcissement fondamentaliste.

Nous vivons dans une société de surmédiatisation : Nous avons un besoin impérieux d’être connecté en permanence ; l’info continue finit pas nous faire croire qu’il n’y a plus de problèmes de fond ; tout se conçoit dans l’instantané, l’immédiat; le portable nous rend joignable partout et tout le temps; l’omniprésence des réseaux sociaux avec une mise en scène ‘permanente’ de soi, provoque un repli sur soi.

      Nous souffrons d’une absence criante de recul. Celle-ci engendre un repli identitaire, un regard tourné vers le passé : ‘C’était mieux avant’, l’exclusion des autres différents ‘Les autres sont privilégiés’, et par la place prépondérante de l’argent : ‘Je paie pour les autres’. Il faut aussi ajouter que le mode de communication dans le débat public ne pousse plus guère au dialogue, mais à des monologues parallèles.

Si nous n’avons pas le courage et la lucidité de nous confronter frontalement à ces ruptures, disait ce responsable, la complexité croissante du monde enfantera bien des questions insolubles et sans réponse.

A propos de cemanque de recul, une journaliste pose la question de la responsabilité des médias. Récemment, une amie journaliste me confiait les questions qu’elle se posait en tant qu’actrice des médias. Elle estime que les radios, en donnant les nouvelles du monde, non seulement ne cherchent pas à faire réfléchir les citoyens, mais surtout ne proposent pas une information de qualité. De nombreuses informations sont répétées en boucle, mettant en valeur des détails pour faire grimper l’audimat, mais sans toucher le fond des choses…. Le speaker veut faire croire qu’en écoutant la radio, l’auditeur va rapidement tout savoir sur la situation réelle’ en Irak, en Centre Afrique, ou sur les raisons de la violence qui s’est déclenchée dans un quartier… Pourquoi ne propose-t-on pas une information diversifiée, présentée par des femmes et des hommes de sensibilités différentes, présentant les diverses facettes de l’événement, et laissant l’auditeur libre de réfléchir, au lieu de le noyer dans des débat sans fin ? Qui a peur de réveiller et de nourrir la conscience de nos concitoyens ?

Il est surprenant de constater que, durant ce mois d’août 2014, un certain nombre de revues ont abordé toutes ces questions que nos contemporains se posent.

Dans le Figaro Magazine du 16 août 2014, Fabrice Hadjadj, étoile montante de la philosophie, aborde la question des ‘valeurs chrétiennes’. Il réagit devant le journaliste qui lui pose la question qui ‘fâche’ : « Que reste-t-il de nos valeurs ? » Il trouve que l’entretien aurait mieux fait de s’intituler «  Que reste-t-il de nos amours ? »  Il précise plus loin sa pensée : « Les plus aberrants de tous sont ceux qui prétendent ‘défendre les valeurs chrétiennes’, alors que le Christ est venu révéler que les visages sont infiniment plus importants que les valeurs. Si l’on croit à l’Evangile, il s’agit avant tout  de défendre les personnes, spécialement les plus pauvres, de préserver chaque visage dans une singularité qui tend vers l’éternel. »

La revue ‘Sciences et avenir’ d’août 2014 pose une autre question qui exige une profonde réflexion : ‘Pourquoi le monde ?’, s’interrogeDominique Leglu, directrice de la rédaction de la revue dans son éditorial. Elle écrit :  « Dans notre pays sécularisé, Auguste Comte est aussi passé par là, au siècle suivant. Et selon lui et le courant scientiste, la science – et le progrès qui en découlerait – devait finir par éliminer la croyance. » Mais notre appréhension de « l’Univers a basculé d’infini et éternel – ce que pensait Einstein – il est devenu historique et et il semble possible de lui assigner un début, voire une fin. » L’Univers a-t-il été créé pour l’homme comme le croient les juifs, les chrétiens et les musulmans, ou par le hasard selon certains physiciens. Etienne Klein, philosophe et physicien pense que « Prise au sérieux, l’origine de l’Univers demeure une question métaphysique. » D. Leglu conclut son éditorial avec l’éternelle question du pourquoi du monde, question qui nous laisse ‘pantelants’.

Le Nouvel Observateur du 21 août 2014 inscrit sur sa page de garde: ‘Peut-on se passer de Dieu ?’ La revue donne la parole à des philosophes ‘à l’épreuve de Dieu’ et  interview Emmanuel Carrière auteur du déjà célèbre ‘Le Royaume’. Il n’hésite pas à dire qu’il se passe très bien de Dieu mais pas des évangiles.  Les quelques extraits qui suivent donnera sûrement envie de lire cette enquête que E. Carrière a mené sur les origines du christianisme : « Leur foi (celle des disciples de Jésus) semble leur inspirer une façon d’être qui suscite le respect, et même une certaine envie… Pour moi, le christianisme informe et irrigue notre esprit… Dans la folie du christianisme  il y a une vérité très précieuse que je ne trouve pas ailleurs… Il y a une dimension de la vie un peu plus difficile à voir que ce qui saute aux yeux, ce que Jésus appelle ‘le Royaume’… La formule centrale pour moi, c’est : ‘Les premiers seront les derniers’… Le message de l’évangile est le plus révolutionnaire jamais prononcé sur terre. »

Toutes ces questions ne sont pas destinées à trouver une réponse mais elles provoquent à rester en recherche. L’histoire de l’humanité nous apprend que l’homme, travaillé par les questions qu’il se pose, est capable d’extraire du fond de lui des choses extraordinaires comme des actes abominables.

Bien entendu, il ne s’agit pas, sur notre site, de proposer les bonnes réponses aux questions multiples qui nous assaillent. Nous pensons que c’est à chacun  d’‘enfanter’ ses réponses en se nourrissant et en s’éclairant de la recherche des autres. Par contre, il nous a semblé important de proposer durant cette année une réflexion qui permette de pénétrer plus avant dans le mystère de l’Homme cherché par Dieu.

Il nous a semblé important de mettre à jour ce qui a permis à l’Homme d’émerger du monde animal grâce à sa sagesse et de chercher les réponses propres à humaniser le monde dans lequel il vivait.

Dans cette grande aventure de l’humanité, Dieu a voulu rester discret pour que l’homme découvre en lui des richesses intérieures insoupçonnées.

La Parole de Dieu fait chair, s’est incarné dans cette recherche de l’humanité. Jésus a révélé un visage de Dieu qui a surpris la plupart de ses contemporains à tel point que certains ont tout fait pour le condamner à mort.

De cette aventure de l’humanité où Dieu s’est solidarisé avec les hommes, notamment les plus pauvres, nous tirerons quelques lumières pour éclairer les évolutions du monde d’aujourd’hui et l’action de l’Eglise qui est appelée, par le pape François, à aller aux frontières.

Septembre 2014  - R. Pousseur et J. C. Faivre d’Arcier.

 

 

 

 

 

 


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