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Visionnaire de l'invisible
La littérature

'Le Chinois'
Henning Mankell
(Seuil - 2011)

 

La mémoire blessée des peuples fait partie de leur culture

 

              La juge suédoise Birgitta Roslin entend parler d’un massacre des habitants d’un village où a vécu sa mère. Elle se rend sur place et ne croyant pas à la culpabilité d’un homme suspecté par la police, elle va mener sa propre enquête. Elle découvre que son pays a été complice et acteur de la traite des chinois aux USA.  L’Amérique a encouragé la traite des chinois pour réaliser avec des gardes suédois une ligne de chemin de fer traversant les Rocheuses. La Suède n’est plus ce pays rêvé par certains.

Pour mener à bien son enquête, elle poursuit ses investigations à Pékin.  Elle qui a cru au maoïsme dans sa jeunesse est amenée à ouvrir les yeux pour accepter que la révolution chinoise a ‘éveillé’ la Chine  au prix exorbitant des millions de morts. Elle est admirative devant cette nouvelle puissance mondiale mais est scandalisée que ce bond en avant de  ce pays s’est fait au détriment du peuple et grâce à un certain nombre de ‘nouveaux riches’.   Elle découvre aussi que l’Afrique est devenu une terre à conquérir par la Chine pour y implanter des milliers de chinois.

 

Ce roman écrit par le maître du roman policier nordique met en lumière la mémoire blessée des peuples. Oublier que la mémoire d’un peuple porte de nombreuses cicatrices rend la rencontre des peuples impossible ou source d’illusions. L’écoute de la culture blessée d’un peuple est une aventure enrichissante et douloureuse remettant en cause sa propre culture. Cette écoute exigeante purifie et enrichit souvent douloureisement la mémoire de sa propre histoire.

 

 

Novembre 2011 - R. P.

 

 

La page du site de l'éditeur

 

 

Des romanciers racontent la lumière venue du noir

En cette fin 201, un certain nombre de romans sont actuellement présentés en librairie. Ils ont pour caractéristiques de mettre à jour les racines, les blessures, les richesses de la vie de famille, de la vie en société… En introduction à son ‘roman’ « Rien ne s’oppose à la nuit » Delphine de Vigan résume bien la démarche de ces romanciers en citant le grand peintre Pierre Soulages :

« Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile, sans formes, sans contrastes, sans transparences.
Dans cet extrême j’ai vu en quelque sorte la négation du noir.
Les différences de texture réfléchissaient plus ou moins faiblement la lumière et du sombre émanait une clarté…
Mon instrument n’était plus le noir, mais cette  lumière secrète venue du noir. »

Ces écrivains remplissent une mission importante : par leurs écrits, ils rappellent que la vie ne se résument pas au paraître, à l’immédiateté, au virtuel.

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