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Visionnaire de l'invisible
La littérature

Histoire du Monde
Du Moyen Âge aux temps modernes
John M. Roberts - Odd Arne Westad
(Perrin - 2016)

 

Le plus grand bouleversement de l’histoire européenne
depuis les invasions barbares

 

Histoire du Monde n°3

       Au milieu du 18ème siècle, la plupart des habitants du monde pensent que l’histoire va suivre son ancien cours. Le poids du passé est partout pesant. L’Europe diffère des autres continents. Les Européens sont poussés par le désir d’innover, l’appât du gain, la ferveur religieuse ou de rejeter misère.  Cette vision du progrès semble donner plus de sens aux événements et commence à conquérir le monde. L’histoire s’accélère. La population grandit. Cette progression fournit plus de contribuables et de soldats et aussi beaucoup d’émigrés. Entre 1840 et 1930, près de 50 millions d’Européens émigrent. Les immenses territoires des Etats-Unis, du Canada, d’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Argentine et de l’Uruguay deviennent des espaces cultivés et provoquent un changement important : ces pays parviennent à fournir plus de nourriture que l’Europe.

Un deuxième changement provoque une véritable révolution : les chemins de fer et les navires à vapeur rentrent en service à partir des années 1860. « L’industrialisation est à l’origine du plus grand bouleversement de l’histoire européenne depuis les invasions barbares, mais elle est tenue pour plus importante encore, comme le plus grand changement de l’histoire humaine depuis l’avènement de l’agriculture, du fer et de la roue. En un laps de temps très court – un siècle et demi – des sociétés de paysans et d’artisans se transforment en société d’ouvriers et de comptables. » (p. 25) Les usines aux cheminées fumantes ont remplacé les clochers.

Une toute autre façon de vivre et de penser est née.

La ville devient comme un lieu idéal de la subversion idéologique. Elle s’apparente à une jungle immense et anonyme dans laquelle les hommes et les femmes peuvent échapper à la vigilance des prêtres, des nobles, des voisins… C’est dans cet espace que progressent l’athéisme et l’infidélité. La religion qui était un des piliers des valeurs morales devient l’opium du peuple enseigne Marx. De nouvelles églises combinant évangélisation et soutien social sont construites dans les faubourgs. Les croyants commencent à prendre conscience des défis qui les attendent. Les églises font naître de nouvelles institutions comme l’Armée du Salut et les patronages.

La révolution scientifique voit la naissance de la civilisation moderne qui, pour la première fois, autant que l’on sache dans l’histoire humaine, n’a pas une forme de structure religieuse. La population ouvrière déjà laïque, commence à prendre conscience d’elle-même en tant qu’entité. Le rythme de la vie change. Elle est essentiellement régie par le rythme de la nature : le cadre est fixé par les saisons et les heures lumineuses. Les hommes commencent à penser le temps de façon bien différentes : il est rythmé par des heures précises. L’exploitation des enfants devient plus dure à cause du travail en usine. Au plan économique, « le libre échange devient le point culminant d’une vision progressiste du potentiel humain, dont les racines plongent  dans les idées des lumières. » (p 37)

 

Mars 2017 - R. Pousseur 

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